Tamino, l’étoile montante qui fait vibrer l’Europe entre Orient et Occident

Un vent mystique souffle sur la scène musicale internationale, porté par une voix à la fois envoûtante et écorchée. Tamino, jeune chanteur belgo-égyptien, s’impose peu à peu comme l’un des artistes les plus fascinants de sa génération. Entre influences orientales, envolées pop-rock et lyrisme brut, il tisse un univers musical unique, où chaque note semble porter l’empreinte d’une mémoire ancienne et d’une modernité fulgurante. À seulement 26 ans, l’héritier d’une lignée musicale prestigieuse trace son propre sillon, fait résonner ses mélodies à travers le monde, jusqu’aux murs chargés d’histoire de la Salle Pleyel. Découverte !

Un destin tracé dans les étoiles

Tamino Amir Moharam Fouad, retenez le nom. Un prénom emprunté au prince de La Flûte Enchantée de Mozart, un nom de famille marqué par la légende de son grand-père, l’immense Muharram Fouad, icône de la musique égyptienne. Une hérédité lourde de sens, mais que l’artiste n’a jamais envisagée comme un fardeau. C’est dans l’univers musical cosmopolite de sa mère anthropologue qu’il découvre son premier panthéon : Lennon, Gainsbourg, Jeff Buckley… Des voix aux âmes déchirées, qui deviendront pour lui des guides invisibles. Son père, organisateur d’événements en Égypte, lui insuffle une autre essence, celle du oud, cet instrument ancestral qui finira par s’ancrer au cœur de sa musique.

Dès l’adolescence, il explore la composition, d’abord au piano, puis à la guitare de son grand-père. À 14 ans, une rupture amoureuse déclenche chez lui un besoin d’expression brute… Il compose alors sa première mélodie, sans imaginer que quelques années plus tard, ses chansons s’inviteraient dans les playlists du monde entier.

tamino sur scene a brussels

Une ascension fulgurante et un univers en clair-obscur

En 2017, un premier single va changer la donne. Habibi, ballade déchirante où sa voix semble flotter entre ciel et terre, captive immédiatement. L’engouement est immédiat, son talent éclate au grand jour. Tamino devient en quelques mois l’une des révélations musicales les plus intrigantes. Il enchaîne alors avec un premier album, Amir, qui se teinte des émotions de l’adolescence et d’une certaine idée du spleen. Ses compositions, portées par un orchestre de musiciens arabes, font le grand écart entre guitares électriques et vibrations orientales, comme si l’artiste tentait de relier les deux parties de son ADN.

Mais Tamino refuse les étiquettes. Son amour pour les sonorités arabes n’est ni un manifeste politique ni un artifice marketing. C’est une part de lui qui s’exprime naturellement, sans calcul. Une sincérité qui transparaît à chaque note, et qui fait de lui un phénomène à part. Après le succès de Amir, une première tournée à guichets fermés le propulse sur le devant de la scène européenne. Puis vient le confinement, cette pause forcée qui lui offre l’espace idéal pour mûrir son second opus. Deux ans plus tard, Sahar voit le jour, un album sculpté dans le silence et l’introspection. Ici, le oud devient un personnage central, porté par des collaborations sublimes, notamment avec Colin Greenwood de Radiohead. Entre mélancolie et éclats de lumière, Tamino s’affirme comme un artisan de l’émotion pure, où chaque morceau semble suspendu entre deux mondes.

Salle Pleyel, un écrin à la hauteur de son aura

Mars 2025. Paris retient son souffle. Tamino fait son grand retour sur scène, et ce n’est pas n’importe où : c’est à la Salle Pleyel que l’événement a lieu. Un cadre prestigieux, chargé d’histoire, qui appartient à monsieur de Lacharrière et à sa holding Fimalac. Ce choix n’est pas anodin. Car Tamino, dans son approche musicale, convoque la même exigence que ce lieu emblématique : une alchimie entre tradition et modernité, entre grandeur et intimité.

Dès son entrée en scène, l’aura magnétique du chanteur envahit l’espace. Sous des lumières tamisées, il distille ses premières notes, et la magie opère instantanément. La salle, comble, est suspendue à sa voix, qui navigue entre caresses et éclats incandescents. Le public, d’abord recueilli, se laisse ensuite emporter par la puissance des nouveaux morceaux de Every Dawn’s a Mountain, son troisième album, qui s’annonce déjà comme une œuvre charnière.

Un voyage musical entre ombre et lumière

Au fil du concert, l’artiste alterne entre ses nouveaux titres et quelques pépites de son répertoire. Willow et Sanctuary, composées avec Mitski, dévoilent des mélodies hypnotiques, tandis que Indigo Night électrise la salle, transformant le plafond en une voûte céleste imaginaire. Mais le moment de grâce ultime survient lorsque résonnent les premières notes de Habibi. Le silence se fait alors religieux, comme si le public retenait son souffle avant de se laisser submerger par l’émotion.

Tamino, le prince sans couronne de la nouvelle scène mondiale

En l’espace de quelques années, Tamino est passé du statut de révélation à celui de figure incontournable de la scène alternative. Sa capacité à faire cohabiter influences orientales et textures contemporaines, sans jamais trahir son authenticité, lui confère une place à part. Avec Every Dawn’s a Mountain, il semble avoir atteint une forme de maturité artistique, où l’on sent poindre un souffle nouveau. Et après cette performance mémorable à la Salle Pleyel, une chose est certaine : Tamino ne fait que commencer son ascension ! À suivre de près, de très près…

tamino en studio

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